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Arrêt scandaleux de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Le CCAF a appris avec consternation l’arrêt scandaleux de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 17 décembre qui, en l’état semble vouloir accueillir le recours de Dogu Perincek, militant ultranationaliste condamné à deux reprisespar la justice suisse pour sa campagne négationniste à l’endroit du génocide arménien.

Cette décision, prise au nom d’une lecture inconséquente de la liberté d’expression et d'une interprétation restrictive de la dignité humaine, ne pourra qu’encourager le négationnisme d’État du génocide arménien, volet politique de ce crime contre l’Humanité.

Le CCAF s’étonne que ce jugement occulte l’appartenance de Dogu Périncek au Comité Talaat, une officine négationniste mise en place par Ankara pour exporter en Europe et au-delà « l’histoire officielle » que la Turquie impose à ses citoyens depuis un siècle et s’indigne de ce que la Cour européenne des Droits de l’homme s’appuie sur l’existence d’une propagande négationniste de l’État turc pour en déduire qu’il n’y aurait pas consensus sur la qualification de génocide !

Le CCAF ne saurait non plus admettre cette inégalité dans le traitement du négationnisme, selon qu’il s’exerce à l’encontre de l’un ou de l’autre des deux grands génocides du XXe siècle alors qu’une décision cadre de l’Union invite tous les États européens à légiférer pour la pénalisation du négationnisme des génocides. Cette approche arbitraire, deux poids deux mesures, procédant d’une compétition macabre des victimes, se situent aux antipodes de la solidarité qui les unie et conduit à nouveau au déni de Justice dont sont victimes les Arméniens.

Le CCAF prendra dans les jours à venir un certain nombre d’initiatives pour protester contre ce jugement inique, prononcé en catimini, à la veille des fêtes. Il veut espérer que la Suisse, en dépit de l’accord de coopération stratégique qu’elle vient de signer avec la Turquie, fera appel de cette décision et que l’affaire pourra ainsi être portée devant la Grande Chambre de la Cour. Dans cette hypothèse, la partie arménienne, non présente en première instance, pourra ainsi se faire entendre à égalité avec la partie turque et introduire une symétrie dans cette justice qui ne s’est appuyée dans son verdict que sur l’un des deux plateaux de la balance.

 
 
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