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Recep Tayyip Erdogan insulte, une nouvelle fois, la diaspora arménienne

Dans un discours prononcé devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, mercredi 13 avril 2011, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois insulté la diaspora arménienne, onze jours avant la commémorations du 96e anniversaire du génocide des Arméniens. M. Erdogan a déclaré que « la Turquie a signé les protocoles de Zürich afin de résoudre le problème. Mais aujourd’hui, les autorités arméniennes ont fait marche arrière (...) sous l’influence de la diaspora arménienne. L’Arménie est devenue aujourd’hui l’otage de la diaspora à l’étranger et hésite à agir librement ». Le CCAF condamne fermement les propos scandaleux d’un premier ministre qui manie provocations, mensonges et insultes sans la moindre retenue dans le but de diaboliser et de diviser les Arméniens dans le monde entier.

Cynique et brutal comme à son habitude, le chef du gouvernement turc renouvèle également ses menaces à l’encontre des sans-papiers arméniens établis en Turquie, qu’il pourrait « quand bon lui semble les expulser de Turquie », même si c’est pas son intention, poursuit-il. Comble de cynisme, il ajoute : « Nous ne sommes pas nourris de la haine de l’Arménie et des Arméniens ».

De qui se moque Recep Tayyip Erdogan ?! 96 ans après le génocide et près de dix ans après sa prise de pouvoir à Ankara, son régime continue de chausser les bottes du négationnisme comme ses prédécesseurs. Islamiste ou kémaliste, la Turquie cultive la haine des Arméniens et stigmatise un groupe national en toute impunité et dans la pure tradition des régimes autoritaires.

Le CCAF lui rappelle que la Turquie a une longue expérience de la division des Arméniens, notamment lors des massacres organisés entre 1894 et 1920 par des gouvernement ottomans qui les ont coupés de leurs territoires ancestraux par le fer et le feu.

Le CCAF lui rappelle une nouvelle fois que rien ne peut diviser les Arméniens de l’Arménie et que la Turquie est très mal placée pour donner une leçon de tolérance et d’ouverture au Conseil de l’Europe.

Nous lui rappelons aussi que les Arméniens de la diaspora sont des citoyens à part entière de la France, des Etats-Unis, du Canada, d’Argentine, etc. et que sa politique de stigmatisation à l’égard de la diaspora revient à insulter directement ces Etats.

Le CCAF demande aux autorités de notre seul pays, la France, de prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces insultes, ces attaques et ces agressions contre ses propres citoyens.

Nous demandons aux autorités françaises et aux parlementaires de renforcer notre protection en adoptant au Sénat la proposition de loi sur la sanction de la négation du génocide des Arméniens, seul moyen de respecter notre dignité et celles des victimes de la barbarie.

Le CCAF souligne enfin que la Turquie utilise la tribune de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour s’ingérer dans les affaires intérieures de la France et ne pas respecter les lois de notre République. C’est à Strasbourg que la Turquie nie le génocide des Arméniens et critique la France sur les libertés religieuses dans la République. C’est en Europe, que la Turquie vient faire la leçon sur la démocratie et les droits de l’homme. Or, l’Europe et la France en particulier n’ont pas de leçons à recevoir de la Turquie qui bafoue les droits de ses minorités, nie un génocide depuis des décennies et occupe la partie nord de Chypre.


Le Bureau National du CCAF

 
 
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