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Comm√©moration des massacres d¬íArm√©niens perp√©tr√©s par l¬íAzerba√Įdjan

Il y a vingt-deux ans, le 28 f√©vrier 1988, des massacres d'Arm√©niens ont √©clat√© dans la ville industrielle de Soumga√Įt en Azerba√Įdjan sovi√©tique. Bilan officiel : 32 morts. La v√©rit√© est bien plus tragique : plusieurs centaines de morts et des milliers de bless√©s selon des sources occidentales de l'√©poque. Il s'agit des premiers massacres perp√©tr√©s en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C'est la r√©ponse des Azerba√Įdjanais au r√©veil pacifique et massif des Arm√©niens en faveur de l'autod√©termination du Haut-Karabakh, province arm√©nienne rattach√©e √† l'Azerba√Įdjan par Staline en 1921.

Les massacres de Soumga√Įt n'ont pas constitu√© un acte isol√©. Il s¬íagit bien d'une nouvelle √©tape d'ans le plan de suppression de la pr√©sence arm√©nienne dans toute la R√©publique d'Azerba√Įdjan. Au Nakhichevan d√©j√†, autre province arm√©nienne rattach√©e √† Bakou au lendemain de la premi√®re guerre mondiale, les Arm√©niens avaient √©t√© les victimes d'une politique de nettoyage ethnique. Ils formaient pr√®s de 50% de la population de la province avant 1945. Aujourd'hui, il n'y a plus d'Arm√©niens vivants dans cette province enclav√©e entre la Turquie, l'Arm√©nie et l'Iran.

Apr√®s Soumga√Įt, c'est au tour des Arm√©niens de Kirovabad (aujourd'hui Gandja) puis de Bakou d'√™tre l'objet de la politique de terreur que l'Azerba√Įdjan poursuit depuis des d√©cennies avec cette haine f√©roce contre tout ce qui se rattache √† l'Arm√©nie, sa civilisation, sa culture.

Cette politique de purification s'inscrit dans une volont√© affich√©e de cr√©er un cordon naturel reliant l'Azerba√Įdjan √† la Turquie. En politique, cela s'appelle du panturquisme dont les Arm√©niens ont pay√© le prix fort : le g√©nocide de 1915. La volont√© turco-az√©rie est de cr√©er un espace int√©gr√© turcophone qui ne peut tol√©rer la pr√©sence de l'Arm√©nien. Pour les artisans de ce plan d√©moniaque, l'Arm√©nien n'existe pas. Sa pr√©sence physique doit √™tre supprim√©e tout comme son patrimoine culturel et architectural doit dispara√ģtre. Ainsi, l'√Čtat azerba√Įdjanais a ordonn√© la destruction de cimeti√®res arm√©niens du Nakhichevan. Des pierres tombales, certaines datant de l'√©poque m√©di√©vale, ont √©t√© syst√©matiquement d√©truites en 2006.

La politique d'√©touffement de l'Arm√©nie par la Turquie et l'Azerba√Įdjan ne se limite pas √† la destruction de son h√©ritage culturel. Elle vise aussi √† asphyxier l'√©conomie de l'Arm√©nie, frapp√©e par un blocus turco-az√©ri en vigueur depuis 1989 et renforc√© en 1993 par la fermeture unilat√©rale par la Turquie de sa fronti√®re avec l¬íArm√©nie.

L'Azerba√Įdjan et la Turquie entendent ainsi prendre en otage l'Arm√©nie et la conduire √† c√©der sur tous les plans : renoncer √† l'autod√©termination du Haut-Karabakh, renoncer √† la reconnaissance internationale du g√©nocide des Arm√©niens.

Le CCAF demande que cesse cette politique anti-arménienne, qu’il y ait des réparations pour tous les massacres commis par les Azéris et appelle l'ensemble des Français d'origine arménienne à demeurer vigilants et mobilisés.


Paris, le 26 février 2010
 
 
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