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Communiqué du CCAF à l'occasion du 20ème anniversaire des massacres de Bakou

Paris, le 20 janvier 2010



Janvier 1990, il y a vingt ans, des Arméniens étaient massacrés à Bakou. Vingt-ans après, le bilan reste toujours inconnu. Le gouvernement de la République soviétique d'Azerbaïdjan avait orchestré ces agressions laissant leurs auteurs dans la plus totale impunité. Ces pratiques d'un autre âge intervenaient quelques mois après les massacres des Arméniens à Soumgaït (février 1988) et Kirovabad (novembre 1989). Il s'agissait là des premiers massacres en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Le gouvernement de l'Azerbaïdjan a utilisé la politique de la terreur en réponse à une demande pacifique et légitime d'autodétermination des Arméniens du Haut-Karabakh descendus dans les rues de Stepanakert pour exiger le rattachement de leur province –aujourd'hui République– à la mère-patrie, l'Arménie. Exactions, intimidations, humiliations et persécutions ont été les instruments de la politique d'azerbaïdjanisation des Arméniens par Bakou, qui n'a pas trouvé d'autres recours que l'usage de la force pour examiner la demande légale des Arméniens du Haut-Karabakh.

Vingt-ans après rien n'a changé. L'Azerbaïdjan maintient sa politique d'agression envers les Arméniens et d'éradication de toute marque de culture et de civilisation arméniennes là où elle le peut. Bakou a organisé dans le Nakhichevan la destruction de cimetières arméniens datant de l'époque médiévale, interdisant toute mission d'information de l'UNESCO dans la région. Les autorités azerbaïdjanaises ont transformé des églises arméniennes en lieux publics. Enfin, l'Azerbaïdjan, par la voix même de son président Ilham Aliev, multiplie les discours belliqueux dans le règlement de la question du Haut-Karabakh. Le 31décembre 2009, alors que l'ensemble des chefs d'Etat présentaient des vœux de bonne année et de paix à leurs compatriotes, le président Ilham Aliev a saisi l'occasion pour durcir ses propos va-t-en-guerre préparant son peuple à envisager le recours aux armes pour résoudre le problème du Haut-Karabakh.

Hier comme aujourd'hui, les Arméniens du Haut-Karabakh ont droit au respect de leur dignité, de leur patrimoine et de leur autodétermination. La communauté internationale doit leur garantir la sécurité, l'indépendance et les conditions d'existence en toute sérénité, au nom de la paix et la stabilité régionale. Le CCAF appelle les plus hautes autorités françaises et l’ensemble de la classe politique à porter une attention toute particulière à cette question et à demander à l'Azerbaïdjan de cesser sa politique belliciste et anti-arménienne.


 
 
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