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Turquie, invitée d'honneur du Salon de l'Éducation ?

Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) exprime sa plus vive indignation après avoir appris que la Turquie se trouve être l'invitée d'honneur du Salon de l'Éducation, qui se tient du 19 au 22 novembre, à la porte de Versailles, à Paris.

Turquie et éducation sont deux concepts antinomiques. Comment, en effet, honorer un État dont le système d'éducation repose sur le mensonge et l'endoctrinement systématique des écoliers contre la vérité et pour le déni de l'histoire ? Même les citoyens turcs dénoncent, quand ils le peuvent, la politique de leur ministère de l'Éducation nationale et la méthodologie historique officielle qui conditionne la vie dans les établissements scolaires et les universités publiques ou privées.

Outre la question du génocide qualifié désormais à Ankara « d'évènements de 1915 », d'autres pans entiers de l'histoire de l'Empire ottoman et de la Turquie moderne sont volontairement occultés avec un seul et unique objectif : falsifier l'histoire et la réalité dans le but de légitimer le régime quel qu'il soit et l'illusion d'une République turque sans zones d'ombres, sans pages noires, ni tragédies. Or, en Turquie, le système éducatif est le socle du nationalisme turc qui utilise la diplomatie néo-ottomane comme cache sexe du négationnisme d'État.

Outre ces méthodes d'un autre âge qui révolteraient pour le moins tout citoyen épris d'honnêteté intellectuelle, la Turquie dispose d'un arsenal répressif pour façonner les mentalités et les empêcher de penser librement. Il s'agit des articles 301 et 305 de son code pénal qui menacent de poursuites judiciaires toute personne qui porte atteinte à la dignité de la Turquie en évoquant le génocide arménien de 1915. A cet effet, le CCAF appelle une nouvelle fois toute personne de bonne volonté à user de son influence auprès de la Turquie pour obtenir l'abrogation de cette législation coercitive au nom de la liberté du savoir et de la dignité humaine.

Le CCAF n'ignore pas que le titre d'invitée d'honneur a été décerné à Ankara à l'occasion de la saison de la Turquie en France, mais il y a des limites que notre patrimoine en faveur de la défense des droits de l'homme et notre vision universelle en faveur des libertés fondamentales et du progrès humain ne peuvent tolérer.



 
 
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