Accueil Organisation du Conseil Dossiers Communiqués Liens Contact
 
  À la une
 


Communiqué

Combattre le négationnisme
n’est pas un acte mémoriel

« Le négationnisme est un crime. Pour le punir il faut une loi ! »

La Commission Mémorielle de l’Assemblée Nationale, présidée par Bernard Accoyer vient de rendre public son rapport après plusieurs séances d’auditions.

Ce rapport ne remet pas en cause les lois déjà votées, notamment celle du 29 janvier 2001 pour la reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915.

Cette position est conforme aux souhaits du CCAF qui avait instamment demandé à la commission lors d’une audition, de ne pas revenir en arrière. Sur ce point précis, les Français d’origine arménienne font part de leur satisfaction et remercient le Président Accoyer et les membres de la commission.

En revanche, le terme générique de « lois mémorielles » et l’amalgame qui est fait entre histoire, rôle du Parlement et actes, faits, gestes et propos négationnistes ne manquent pas d’interpeller et appellent une accélération du processus législatif.

Dans ce cadre, la loi Gayssot revêt un caractère exemplaire. Avec son adoption, en 1990, les négationnistes de la Shoah ont été neutralisés et la mémoire des 6 millions de juifs exterminés pendant la seconde guerre mondiale est respectée.

Les nouvelles générations ont ainsi accès à la vérité historique telle qu’elle a été vécue par le peuple juif. L’interdiction législative du négationnisme est en ce sens comparable à celle du racisme et de l’antisémitisme. Il est des comportements qui ne peuvent être tolérés dans la République. Il ne s’agit donc pas d’actes mémoriels, mais plutôt d’actes politiques qui organisent le vivre ensemble et rejettent toutes formes de discrimination.

Ainsi, comme le soulignait très justement le Président Sarkozy, dans un courrier adressé au CCAF, le 20 avril 2007,«la France doit non seulement condamner le négationnisme par la loi mais ne jamais accepter une quelconque parole, une quelconque propagande d’Etat. Il appartient au Parlement de tracer la frontière entre l’acceptable et l’inacceptable. Et il peut, à ce titre, décider que la négation d’un génocide est un acte qui franchit cette frontière. Au-delà de l’insulte à la mémoire des victimes et de leurs descendants, la négation porte atteinte à l’ensemble de la société ».

Le génocide arménien fait encore l’objet de propos et d'actes négationnistes, ici en France. Les autorités turques exercent un négationnisme d’Etat. 93 ans après, alors que les massacres du peuple arménien ont été reconnus comme correspondant à la définition juridique d’un génocide, alors que la France, elle-même, a reconnu, par la loi, le génocide arménien de 1915, il est encore possible de faire preuve de négationnisme, impunément.

Le CCAF estime qu’une telle situation est insupportable. Il demande que la loi incriminant le négationnisme du génocide arménien, voté le 12 octobre 2006 soit inscrite à l’ordre du jour des travaux du Sénat. Les conclusions du rapport Accoyer ne doivent en rien empêcher la continuation du travail législatif.


Plusieurs personnalités parmi lesquelles, Bernard-Henri Levy, Serge Klarsfeld, Jean-Michel Quillardet, plusieurs organisations représentatives notamment le CRIF, des responsables politiques et de très nombreux citoyens seront présents, le samedi 22
novembre 2008 Ă  15 heures devant le SĂ©nat
, pour rappeler cet impératif républicain et demander, l’inscription de la loi, à l’ordre du jour des travaux de la Haute assemblée.


Contact presse : Nadia - Maro Deghirmendjian 06 74 53 66 15

 
 
  Tribune Libre
 
Accès tribune libre


 
  Informations
 
La question arménienne dans la Presse et l'édition internationale de 1878 à nos jours -

 


CCAF
Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France
118 rue de Courcelles
75017 Paris
contact@ccaf.info

 CCAF©2001-2016