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Les vingt pendus Hentchakian (Hentchakian Ksan Gakhaghanner)

Il y a 95 ans, le 15 juin 1915, VINGT intellectuels arméniens ont été pendus sur la place Sultan Bayazid à Istanbul. Arrêtés en 1913, officiellement pour « l'organisation d'une révolution » mais en réalité parce qu’ils ont été dénoncés alors qu'ils préparaient un attentat dans le but d'éliminer les dirigeants d’Ittihad.

Le 7ème Congrès du Parti Social-Démiocrate Hentchakian tenu à Constance en Roumanie en 1913, avait adopté cette résolution d'attentat. L’espionnage turc a été informé et 150 militants Hentchakian ont été arrêtés. Les VINGT ont été interpellés ensemble pour être jugés ensemble.

C’était des visionnaires qui ont déchiffré dans les actes du gouvernement Jeunes Turcs et les discours des leaders d’Ittihad la même cruauté et la même férocité qu’avait montré le sultan Abdul Hamid vis-à-vis de la population arménienne.

Parmi les VINGT il y avait des intellectuels, des professeurs, des médecins, des étudiants et des éditorialistes. Ils prêchaient tous la démocratie et l’égalité entre les peuples. Ils aspiraient à la Social-Démocratie. Mais la justice de la cour militaire, par un jugement éclair a ordonné une sentence fatale: LA PENDAISON.

Le Père Calouste Boghossian a été réveillé de son sommeil par les gendarmes turcs et a été emmené à la prison de la cour militaire pour ordonner la dernière prière et bénir les condamnés - la Sainte Croix que le Père avait ce jour-là est aujourd'hui exposée au musé du Saint Siège d’Etchmiadzine en Arménie.

Quelques semaines auparavant, les intellectuels arméniens de Constantinople avaient été arrêtés, emprisonnés, torturés, déportés et tués. La population était en deuil. Elle ne savait pas qui pleurer. C’était une manière de montrer au peuple turc que le rêve PANTURC était bel et bien en marche et pour sa réalisation il fallait user de la force, de l’épée et même de la pendaison.

Les VINGT PENDUS sont : Paramaz, Roupen Garabedian, Apraham Manougian, Armenag Hampartsoumian, Kegham Vaniguian, Sempad Keledjian, Karnig Boyadjian, Karekine Boghossian, Yervant Topouzian, Boghos Boghossian, Minas Kechichian, Herant Yegavian, Megerditch Yeretsian, Mourad Zakarian, Hagop
Basmadjian, Tovmas Tovmassian, Bedros Torossian, Hovhannes Yeghiazarian, Yeremia Mananian, Aram Atchekbachian.


Les Vingt Pendus ont dit :

Paramaz : « Là où les potences se balancent, la liberté s’y balade. Là où les morts se reposent, la résurrection est imminente ».

Yervant Topouzian (Panvor) : « La mort est partout égale. On ne meurt qu’une fois. Mais, heureux celui qui se sacrifie pour la liberté de son peuple ».


Bedross Torossian (Dr. Bénné) : « Vous nous tuez (pendez), nous les Vingt, mais sachez qu’il y aura des vingtaines de milliers
qui vont nous suivre ».


Aram Atchekbachian : « Mon dernier souhait : enterrez-nous, tous les Vingt, dans une fosse commune».

Ils ont dit :

John Guiragossian, historien : « Les Vingt Pendus étaient de ceux qui se sacrifiaient pour la liberté de leur patrie. Ils étaient les représentants du mouvement national, patriotique, progressiste et libéral ».

Aramayis Mnatsaganian, historien : « Le peuple arménien n’oubliera jamais ses Vingt martyres, qui ont été pendus le 15 juin 1915, sur la place Sultan Bayazid à Istanbul, sous la joute de la terreur turque ».


Paris, le 15 juin 2010
Parti Social-Démocrate HENTCHAKIAN

 
 
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