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Piquet du CCAF pour la libération de CHAKHALYAN

C’est sur ces mots scandés par une centaine de manifestants rassemblés devant l’ambassade de Géorgie, malgré les vacances scolaires, qu’Alexis Govciyan et Mourad Papazian (CCAF)se sont entretenus avec Mamuka Kudava, ambassadeur de Géorgie en France.

Les deux chefs de file de la communauté arménienne ont d’entrée exposé les doléances et la vive préoccupation des organisations arméniennes de France à l’ambassadeur qui, en préliminaire, a rappelé les liens fraternels qui unissent les peuples Arméniens et Géorgiens. Il s’est ensuite efforcé de rassurer ses interlocuteurs sur les intentions de Tbilissi en matière de développement économique au Djavakhk et aux problèmes liés à l’éducation, avant d’aborder la question de la condamnation infligée au leader du mouvement Union Djavakhk, Vahag Chakhalyan.

Avec le support d’un courrier en provenance du Ministère des affaires étrangères géorgien, Mr Kudava a énuméré les six chefs d’inculpation qui ont mené à la condamnation de Vahag Chakhalyan, dont les principaux sont, selon les termes du message de Tbilissi, « détentention d’armes au domicile, participation à une manifestation interdite et comportement répréhensible contre des bâtiments officiels ».

Alexis Govciyan à alors fait remarquer à son interlocuteur que le médiateur géorgien avait lui-même relevé plusieurs vices de forme lors du procès de Chakhalyan, et que par ailleurs l’avocat français maître Patrick Arapian n’avait pas été autorisé à plaider la défense de ce dernier. « Nous ne pensons pas qu’il s’agisse là d’une affaire à caractère criminelle », a-t-il dit. Ajoutant : « Nous souhaitons la révision du procès et sa libération ».

Mourad Papazian a mis l’accent sur le sous-développement du Djavakhk et la pression exercée sur la population arménienne. « Nous pensons que la situation ne s’améliore pas », a-t-il dit, tout en priant les autorités géorgiennes à desserrer l’étau ».

Tandis que de l’avenue Raymond Poincarré s’élevaient les appels de la communauté exigeant la libération de Chakhalyan, Alexis Govciyan et Mourad Papazian expliqueront à l’ambassadeur, qu’en la matière, la justice n’avait été ni transparente ni équitable.

Silencieux durant les exposés, l’ambassadeur de Géorgie n’a fait aucun commentaire, rappelant simplement que Chakhalyan avait interjeté Appel et que la justice suivra son cours. Ce à quoi Alexis Govciyan pria, par l’intermédiaire du diplomate, la justice géorgienne à accepter la présence d’avocats français à l’occasion de cette prochaine audience.

En conclusion, Mamuka Kudava a assuré aux représentants des organisations arméniennes de France que leurs doléances seront bien transmises à qui de droit, rappelant qu’Erevan était parfaitement informée de la question.

De retour parmi les militants brandissants des pancartes "Libérez Chakhalyan", Mourad Papazian et Alexis Govciyan ont fait un point sur l’entretien. Puis Ara Toranian a annoncé le retour des Arméniens dans la rue dès que "nos compatriotes seront menacés, en difficulté ou victimes de racisme"



Jean Eckian
 
 
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