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Libération scandaleuse par la Hongrie, après 8 ans de réclusion, du barbare Ramil Safarov.

Le CCAF exprime sa plus totale consternation à la suite de la décision du président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev d’amnistier Ramil Safarov, extradé par la Hongrie. Cet officier de l’armée azerbaidjanaise a été condamné en 2006 par la justice hongroise à 30 ans de réclusion incompressible pour l’assassinat du lieutenant Gurken Markarian, officier de l’armée arménienne.

Les deux militaires participaient en 2004 à un stage linguistique de l’OTAN à Budapest. Dans le dortoir d’une caserne militaire, Ramil Safarov avait coupé à coup de hache la tête de l’officier arménien durant son sommeil.

Cet acte purement raciste condamné par le tribunal hongrois comme « prémédité, malveillant et exceptionnellement cruel » a toujours été justifié par la présidence de l’Azerbaïdjan, qui n’a cessé de militer pour la libération de son auteur qui a reçu, il y a quelques années, le titre de « héros national de l’Azerbaïdjan ».

Selon nos informations, il apparaîtrait que l’Azerbaïdjan s’est engagé à acheter pour plusieurs milliards d’euros d’obligations hongroises en échange de cette extradition qui s’est immédiatement traduite par une libération du barbare Safarov.

A ce stade, le CCAF tient Ă  exprimer trois points.

L’extradition de cet assassin place la Hongrie et ses autorités en rupture totale avec les valeurs européennes. Il revient au gouvernement hongrois de s’expliquer dans les meilleurs délais sur cette mascarade de justice.

Le décret d’amnistie démontre, s’il en était besoin, la nature raciste et criminelle de la dynastie Aliev à la tête de la dictature en Azerbaïdjan. En signant ce décret, Ilham Aliev n’est pas qu’un dictateur, il devient également le commanditaire de l’assassinat du jeune officier arménien, puisqu’il endosse la responsabilité de l’acte barbare du bourreau Safarov.

Enfin, cette opération scandaleuse doit d’interpeller l’OTAN, dont l’honneur vient d’être bafoué par cette décision inique, à quelques jours d’une tournée de son secrétaire général dans le Caucase du Sud.

Dans ces conditions, le CCAF appelle l’ensemble des démocraties et en premier lieu la France et l’Union Européenne à dénoncer ces procédés d’un autre âge ainsi que l’attitude de Bakou, qui à nouveau cautionne et protège les pires actes de sauvagerie.

Le CCAF exprime une nouvelle fois sa totale solidarité avec la famille de Gurken Markarian et sait que les autorités arméniennes, les forces politiques de la République, les opinions publiques arméniennes et la diaspora dans sa totalité ne resteront pas insensibles face à cette infamie.


Le Conseil National du CCAF
Paris, le 31 août 2012.
 
 
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