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03-02-2012

APPEL A TOUTES LES ORGANISATIONS ARMÉNIENNES DE FRANCE APPEL A TOUS NOS CONCITOYENS ÉPRIS DE JUSTICE ET D’HUMANISME

Le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF) appelle solennellement l’ensemble des organisations arméniennes de France, membres ou pas des CCAF de Paris Île-de-France, Rhône-Alpes ou Marseille- Provence, actives ou souhaitant l’être, à se mobiliser dans un élan sans précédent jusqu’à la décision du Conseil Constitutionnel, qui aura à arrêter son avis sur la loi votée le 23 janvier.

Cette adoption est en soi une victoire politique d’un retentissement mondial sur un État turc négationniste et arrogant, qui a jeté toutes ses forces et ses ressources dans cette bataille.

Leur charge contre le président de la République française et les institutions de notre pays, la France, continuent.

L’exécutif et le Parlement turcs font maintenant pression de manière affichée sur les juges français membres du Conseil Constitutionnel.

Cette loi est-elle inconstitutionnelle ? Notre réponse est assurément NON et cela sera prouvé par la voix du droit, étouffée jusqu’ici par des discours politiciens hors sujet, qui privilégient plus leurs intérêts économiques ou les intérêts personnels. Les sénateurs français qui ont soumis un recours d’invalidation devant le Conseil Constitutionnel ont affirmé avec force dans leur texte le caractère établi, indéniable du génocide arménien et dénoncé le négationnisme odieux qui persiste à son encontre.

Les députés français qui ont déposé leur propre recours adoptent pour leur part une posture de rejet de toutes les lois mémorielles et vont même jusqu’à remettre en cause la loi de 2001 reconnaissant le génocide arménien.

Ce faisant, ils mettent aussi en danger la loi Gayssot qui réprime la négation des crimes nazis tels que jugés à Nuremberg.

La bataille qui va se jouer maintenant est d’ordre juridique, politique et humaniste. C’est pourquoi le CCAF appelle l’ensemble de ses concitoyens épris de justice, épousant les valeurs universelles de défense des droits de l’homme et de l’humanité, et tous les amis de la question arménienne à s’exprimer partout et en toute circonstance sur :

- L’injustice qui se produit, suite à l’ingérence inacceptable d’un État étranger dans les affaires intérieures de la France,
- La blessure profonde que cela inflige aux Français descendants des rescapés des génocides et des déportations,
- L’ingérence inacceptable de l’État turc et ses pressions et menaces sur notre Exécutif, nos parlementaires et nos juges,
- Le caractère inacceptable de remise en cause des protections de la mémoire des génocides reconnus par la France, événements tragiques qui concernent l’humanité toute entière, qu’on se doit de protéger pour prévenir d’autres crimes de cette nature.

Ne vous trompez pas de discours : Nous ne cherchons pas la compassion, Nous voulons la Justice !

Ne vous trompez pas de cible : Ce ne sont pas les citoyens d’origine turque que nous visons, Nous combattons le négationnisme officiel de l’État turc, qui vient nous harceler et nous persécuter dans le pays d’accueil de nos grands parents ! Le CCAF a pleinement confiance dans la volonté du Président de la République d’aller jusqu’au bout de son engagement.

S’il ne le respectait pas, nous en tirerions toutes les conséquences avant l’échéance présidentielle.

Le CCAF a pleinement confiance dans les institutions de la République, et notamment dans les juges du Conseil Constitutionnel. Si les thèses de constitutionnalité qui leur seront opposées étaient rejetées sans motivation sérieuse, nous remettrions en cause leur objectivité et leur impartialité et en dans tous les cas, nous porterions l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

C’est pourquoi, le CCAF dénonce les campagnes de certains dans la communauté arménienne visant à attaquer personnellement l’objectivité de membres du Conseil Constitutionnel.

Toute initiative intempestive est inacceptable et irresponsable.

Nous demandons solennellement de mettre un terme définitif à ces agissements inconsidérés.

Cela n’aboutira pas et ne pourra produire que des effets inverses.

Le président de la République est le gardien des institutions et ne peut intervenir sur la base de présomptions.

Quelles que soient les sensibilités personnelles, opinions politiques ou postures philosophiques des uns ou des autres de ces juges, c’est à l’aune du Droit et de la décision qu’ils rendront que nous pourrons juger de leur objectivité.

Notre mobilisation est totale. Elle va se concrétiser par des actions qui vous seront communiquées dans les jours qui viennent.


Le Conseil National du CCAF
le 3 Février 2012
 
 
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